mardi 15 juillet 2014

Comment éviter la "surchauffe" cet été ?

L'été est une saison propice à l'excès de pitta, surtout pour celles et ceux, nombreux sous nos latitudes, qui ont déjà beaucoup de pitta dans leur constitution.
Vous trouverez ci-dessous quelques conseils pour prévenir ou remédier à la "surchauffe" estivale de l'organisme.


Bien adapter son alimentation

En été, le système digestif marche au ralenti, afin de compenser l'excès de chaleur venant de l'extérieur (n'oublions pas qu'en Āyurveda, tout processus de digestion est assimilé à un feu, agni en sanskrit). Il est donc recommandé de faire des repas plus légers qu'en d'autres saisons.

Lorsqu'il fait très chaud, il faut bien sûr boire beaucoup et souvent pour prévenir la déshydratation, mais on est tenté de boire glacé pour se rafraîchir, ce qui est en fait une fausse bonne idée car cela crée un choc thermique qui perturbe la digestion et incite l'organisme à "relancer la machine" pour se réchauffer et contrer ainsi cet apport subit de froid. Cela dit, si vous voulez vraiment boire glacé ou manger de la glace pour vous faire un petit plaisir, mieux vaut alors le faire en dehors des repas.

Certains aliments ont tendance à augmenter pitta. Ce sont notamment ceux à dominante piquante, salée et acide, ainsi que la nourriture fermentée. Ils sont donc à éviter le plus possible en période estivale, surtout si on sent en soi un excès de chaleur. Voici la liste des principaux aliments qui risquent de causer une aggravation de pitta :

  • légumes : tomate, aubergine, poivron ;
  • fruits : fruits acides (sauf éventuellement le citron ou le citron vert) ;
  • produits d'origine animale : poissons d'eau salée et fruits de mer ; œufs ;
  • graisses : huile de sésame ; aliments frits ;
  • épices et aromates : piments, ail, oignon ; poivre noir, clou de girofle, gingembre sec en grande quantité ;
  • boissons : café ;
  • produits sucrants : miel.
À l'inverse, il existe des aliments qui permettent de réduire pitta. Il s'agit en particulier de ceux qui réunissent les saveurs douce, amère et astringente. Ils sont à privilégier pour prévenir ou atténuer la "surchauffe" estivale. En voici la liste (non exhaustive) :
  • légumes : concombre, courgette, salades vertes ;
  • fruits : grenade, melon, pastèque, noix de coco ;
  • produits d'origine animale : il n'y en a aucun qui favorise la diminution de pitta, mais si vous souhaitez en manger en été, privilégiez la volaille et éventuellement les poissons d'eau douce ;
  • graisses : huile de coco, ghee (beurre clarifié), huile d'olive ;
  • épices et aromates : coriandre, fenouil, curcuma, menthe ;
  • boissons : eau de rose ou infusion de pétales de rose ; infusion de menthe ; infusion de fleurs d'hibiscus (avec du citron vert) ; eau de coco.


Prévenir et soigner les coups de soleil

La première règle de bon sens pour prévenir les coups de soleil, et la "surchauffe" du corps en général, est bien sûr d'éviter les expositions prolongées aux rayons du soleil, en particulier aux heures les plus chaudes de la journée. La deuxième est évidemment, si l'on doit rester un long moment au soleil, de se protéger avec des vêtements de couleur claire (qui réfléchissent les rayons du soleil, contrairement aux habits foncés qui les absorbent) et/ou de la crème solaire. Enfin, si vous avez un un plan d'eau à proximité, n'hésitez pas à vous y baigner régulièrement pour faire baisser la température du corps et de la peau.

Si, malgré tout, vous attrapez un coup de soleil, voici quelques ingrédients et préparations qui aideront votre peau à se rafraîchir et à se réparer :
  • huile de coco : cette huile rafraîchissante nourrit la peau et empêche son dessèchement.
  • Aloe vera : riche en vitamines et oligo-éléments, le gel d'Aloe vera accélère la guérison des brûlures, hydrate la peau et contribue à la régénération des tissus cutanés ;
  • hydrolats de rose, de lavande et de santal blanc* : l'action rafraîchissante et apaisante de ces hydrolats permet de calmer les coups de soleil.
  • pâte : pour plus d'efficacité, on peut appliquer sur les zones brûlées et douloureuses une pâte faite à base de gel d'Aloe vera ou d'un des hydrolats ci-dessus et d'un mélange de poudres de manjishta* (Rubia cordifolia), de neem* (Azadiracta indica), de curcuma (Curcuma longa) et éventuellement de santal blanc (Santalum album) ; à laisser agir jusqu'à ce que la pâte soit sèche, et à renouveler selon les besoins.
* L'hydrolat de santal blanc et les poudres de manjishta et de neem ne sont pas facilement disponibles. Vous pourrez cependant en trouver chez Aroma-Zone. 


Le jus de concombre, grand pacificateur de pitta

Si vous avez la chance de disposer d'une centrifugeuse ou d'un extracteur de jus, vous pourrez préparer facilement l'un des meilleurs pacificateurs de pitta aggravé, qui calme rapidement les conditions d'inflammation ou de chaleur dans le corps ("surchauffe" estivale, bouffées de chaleur liées à la ménopause, hyperacidité gastrique, inflammation intestinale, maladies de peau).
Pour cela, il vous suffit de prendre un concombre, de le peler, de le passer à la centrifugeuse ou à l'extracteur de jus, et de boire le jus ainsi obtenu à raison de 50 à 200 ml par jour en deux ou trois prises, en ajoutant à chaque fois une petite pincée de sel gemme (sel de l'Himalaya si possible) et une petite cuillerée à café de miel d'acacia.
Attention, le jus de concombre est contre-indiqué en cas de calculs rénaux, de constipation chronique et de problèmes ORL avec mucosités.


Le pādābhyaṅga,
soin anti-pitta


Originaire du Rājasthān, où les nomades marchent pendant des heures sur des sols brûlants, ce massage des pieds (pāda) se fait avec un bol spécial fait d'un alliage de 5 métaux (pañcaloha) et du beurre clarifié (ghee).

Le pādābhyaṅga permet d'éliminer l'excès de feu (pitta) et de relancer la circulation énergétique dans tout le corps. Il offre également une relaxation profonde et facilite le sommeil. Il est en outre très bon pour les yeux, lesquels sont connectés à pitta.

mardi 1 juillet 2014

Nouveau : découvrez l'abhyaṅga dans 5 positions

L'abhyaṅga est un massage doux du corps à l'huile tiède, qui a pour effet principal de détendre le corps et de calmer l'esprit.



La particularité de celui-ci qu'il est demandé au massé d'adopter successivement 5 positions : assis, allongé sur le dos, sur un côté, sur l'autre côté et enfin sur le ventre. Il est particulièrement intéressant pour les personnes qui ont des tensions au niveau du dos, car celui-ci est massé 4 fois, et ceci dans des postures différentes. Il convient bien aussi à ceux qui ont besoin de plus d'une heure pour lâcher prise.

Si vous souhaitez découvrir ce massage d'1 h 30, vous pourrez profiter, en juillet et en août, d'une réduction de 15 € sur l'abhyaṅga dans 5 positions, seul ou combiné à d'autres soins (śiro'bhyaṅga, pādābhyaṅga, gharṣaṇa).

Toutes les infos sur : www.pundarika-ayurveda.fr

jeudi 12 juin 2014

Cuisine et santé : les cerises

La saison des cerises est courte, c'est le temps d'en profiter. Pour l'Āyurveda ces petits fruits savoureux - qui réduisent vāta, augmentent kapha et peuvent, en excès et surtout si elles sont acides, augmenter pitta - ont une affinité particulière avec le sang et le cœur. En effet, elles sont réputées nettoyer et favoriser la formation correcte du sang, et avoir une action tonique sur le cœur. Grâce à leur forte teneur en fer, les cerises noires sont considérées comme un excellent traitement pour l'anémie.

Pour varier les plaisirs, n'hésitez pas à manger vos cerises de différentes manières : crues, cuites avec un peu de sucre roux, sous forme de jus ou en clafoutis. L'Āyurveda ne recommandant pas d'associer le lait avec les fruits (surtout s'ils sont acides comme peuvent l'être les cerises), je vous propose dans les liens ci-dessous deux recettes de clafoutis aux cerises originaux et végétaliens issues du très bon blog de cuisine vegan Lili's Kitchen :

Informations ayurvédiques :
V- K+ P+ (en excès)
Rasa : doux, acide
Vīrya : chauffant
Vipāka : doux

vendredi 6 juin 2014

Nouvelle vidéo

Découvrez une vidéo qui présente brièvement mon cabinet et tous les soins et massages ayurvédiques que j'y pratique.


dimanche 1 juin 2014

En juin, l'offre spéciale étudiant(e)s se prolonge

Afin de vous aider à réviser et à passer vos concours et examens dans les meilleures conditions possibles, je vous offre, jusqu'au 30 juin, 30 % de réduction sur le tarif solidaire pour les massages relaxants et énergisants (soit par exemple l'abhyaṅga d'1 h à 35 € au lieu de 50 €).

Offre réservée aux étudiant(e)s, sur présentation d'un justificatif, à mon cabinet du lundi au vendredi de 9 h à 16 h.
Soins concernés (seuls ou combinés) : abhyaṅga, abhyaṅga "express", viśeṣa, śiro'bhyaṅga, pādābhyaṅga.

Toutes les infos sur : www.pundarika-ayurveda.fr

dimanche 11 mai 2014

Comprendre l'Āyurveda : les doṣa

L'étude des doṣa constitue l'essence même de la science ayurvédique et est le fondement de tout traitement par l'Āyurveda. Ainsi est-il important, pour toute personne qui s'intéresse de près ou de loin à cette science, de comprendre la nature des doṣa et leur implication dans le processus de maladie.

Des pañcabhūta aux tridoṣa


Selon les sciences védiques, le monde physique est constitué de cinq éléments matériels appelés mahābhūta ou pañcabhūta :

  • l'éther (ākāśa) : espace, distances ;
  • l'air (vāyu) : mouvement ;
  • le feu (tejas) : chaleur, transformation ;
  • l'eau (ap) : fluidité, circulation ;
  • la terre (pṛthivī) : stabilité, solidité, cohésion.
Dans le corps humain, ceux-ci se combinent pour former les doṣa, qui sont des substances subtiles ou plutôt des forces qui rattachent les cinq grands éléments à la chair vivante et qui sont à l'origine de toutes les fonctions physiologiques et psychologiques. En sanskrit, le mot "doṣa", qui dérive de la racine "duṣ" ("se gâter ; être mauvais, corrompu, impur"), signifie "défaut, vice, faute, erreur, affection, maladie". On peut s'étonner des sens négatifs de ce mot qui pourtant désigne aussi des éléments essentiels à la vie terrestre. Cela vient du fait que, comme on va le voir, les doṣa peuvent très facilement se déséquilibrer et que ces déséquilibres sont la cause des diverses maladies. Dans la plupart des livres sur l'Āyurveda, "doṣa" est souvent traduit par "humeur", ce qui est commode mais peut prêter à confusion, le concept de doṣa étant à maints égards bien différent de celui d'humeur dans la médecine hippocratique.

Les doṣa sont au nombre de trois (tridoṣa) :
  • Vāta, combinaison de l'éther et de l'air, contrôle tous les mouvements corporels et assure le bon fonctionnement du système nerveux. Vāta a son siège principal dans le côlon.
  • Pitta, combinaison du feu et de l'eau, est le principe de chaleur, de digestion (de la nourriture, mais aussi des émotions) et de transformation. Pitta a son siège principal dans l'intestin grêle.
  • Kapha, combinaison de l'eau et de la terre, assure la stabilité du corps et du mental. Kapha a son siège principal dans l'estomac et dans les poumons.
Chaque doṣa est lui-même divisé en cinq upadoṣa, qui ont chacun une fonction plus spécifique (par exemple, ālocaka pitta gère la vue, śleṣaka kapha les articulations, etc).

Les qualités des doṣa


Toutes les substances, toutes les pensées, toutes les émotions et toutes les actions ont des qualités particulières. Ainsi, par exemple, l'eau est fluide, l'air est à la fois sec, léger, mobile et subtil, le fait de courir est mobile (et peut être lourd ou léger), la colère est chaude, etc. L'Āyurveda a défini vingt qualités (guṇa) de base classées en dix paires antagonistes (chaud et froid, lourd et léger, statique et mobile, etc.). La chose importante à comprendre est que ces forces opposées fonctionnent en fait ensemble et s'équilibrent mutuellement (par exemple, le chaud diminue le froid, et vice versa). De même, il faut toujours garder à l'esprit que "le semblable augmente le semblable". Nous verrons plus bas que le bilan ayurvédique et les thérapeutiques mises en place par l'Āyurveda se fondent en grande partie sur l'analyse des guṇa et sur leur interaction.

Les doṣa n'ayant pas de rélle substance, ils ne sont pas directement observables. C'est donc grâce à leurs guṇa qu'on va pouvoir les identifier. En effet, chaque doṣa possède plusieurs de ces qualités (plus quelques autres qui ne font pas partie de la liste initiale), lesquelles découlent directement des guṇa des deux élements (mahābhūta) dont il est issu :
  • Vāta est sec (rūkṣa), léger (laghu), froid (śīta), rugueux (khara), subtil (sūkṣma), mobile (cala), clair (viśada) et changeant (sara).
  • Pitta est chaud (uṣṇa), tranchant ou pénétrant (tīkṣṇa), légèrement huileux (sasneha), liquide (drava), léger (laghu) et avec une odeur âcre (amla).
  • Kapha est lourd (guru), lent (manda), froid (śīta), stable (sthira), dense (sāndra), visqueux (picchila), onctueux ou humide (snigdha), large ou grossier (sthūla), mou (mṛdu), tendre (ślakṣṇa) et sucré (madhura).
On peut remarquer que chaque doṣa a des qualités qui lui sont propres et qui le différencient des deux autres. Toutefois, chacun partage avec l'un des deux autres doṣa une qualité qui les oppose au troisième. Ainsi :

  • vāta et pitta sont légers, alors que kapha est lourd ;
  • vāta et kapha sont froids, alors que pitta est chaud ;
  • pitta et kapha sont huileux (kapha l'étant plus que pitta), alors que vāta est sec.
On se rend compte aussi que vāta et kapha ont des qualités opposées, à une exception près : ils sont tous les deux froids. Pitta, quant à lui, a plutôt des qualités intermédiaires entre vāta et kapha, mais il s'oppose à eux par sa qualité première : la chaleur.

Prakṛti et vikṛti


Chaque individu vient au monde avec une proportion spécifique de ces doṣa qui définit sa constitution psycho-physiologique de naissance (prakṛti). Chaque prakṛti est bien sûr unique, mais pour la commodité de l'analyse, l'Āyurveda a défini 3 types de constitutions :
  • les constitutions "mono-doṣiques" (vāta, pitta ou kapha) : l'un des trois doṣa prédomine largement (même si, bien sûr, les deux autres sont toujours présents dans la physiologie, tout organisme ayant besoin des trois doṣa pour rester en vie, mais dans une proportion bien moins importante), ce qui donne en général des prakṛti facilement identifiables.
  • les constitutions "bi-doṣiques" (vāta-pitta, vāta-kapha, pitta-vāta, pitta-kapha, kapha-vāta ou kapha-pitta) : dans ces constitutions, qui sont les plus fréquentes, l'un des doṣa prédomine toujours, mais un deuxième a une importance non négligeable - il peut même arriver que ces deux doṣa se retrouvent en proportion égale -, ce mélange étant en général assez reconnaissable dans la physiologie (à moins bien sûr d'un déséquilibre chronique du troisième doṣa).
  • la constitution "tri-doṣique" (vāta-pitta-kapha) : c'est la prakṛti la plus rare et la plus équilibrée, avec environ 1/3 de chaque doṣa.
Il faut bien comprendre que, tout comme son génome ou ses empreintes digitales, la prakṛti d'un individu fait partie intégrante de son identité. Elle le suit donc toute sa vie durant et ne peut pas être changée. Elle correspond à son point d'équilibre personnel, lequel lui procure santé et bien-être.

Mais cet équilibre est précaire car les doṣa, qui sont sensibles à leur environnement, sont en perpétuel mouvement. Ainsi, par exemple, selon le principe évoqué plus haut que "le semblable augmente le semblable", un déplacement (du fait de sa qualité mobile) va augmenter vāta, un plat épicé (à cause de sa qualité chaude) pitta et un temps froid et humide kapha. Un contact prolongé ou répété avec un ou plusieurs facteur(s) d'aggravation d'un doṣa va finir par créer un déséquilibre profond (vikṛti) qui, à la longue, conduira à la maladie.

Le principal travail du médecin ayurvédique ou du praticien en Āyurveda va être de comprendre la nature de ce déséquilibre et de proposer une thérapeutique (conseils en mode de vie et en nutrition, compléments alimentaires à base de plantes, soins et massages) qui va permettre de corriger ce déséquilibre, si possible avant la survenue de la maladie, grâce à l'utilisation des qualités opposées à celle du doṣa aggravé. Pour donner un exemple, l'abhyaṅga (massage du corps à l'huile tiède) est particulièrement conseillé dans les déséquilibres de vāta (stress, anxiété, insomnies, arthrose, dessèchement cutané, maladies dégénérescentes comme Alzheimer ou Parkinson, personnes âgées) car il apporte à la fois des qualités de nature kapha (et donc de nature à rééquilibrer vāta) comme l'onctuosité, la densité ou la stabilité, et une qualité qui fait défaut à la fois à vāta et à kapha - la chaleur - grâce à la tiédeur de l'huile et à la nature légèrement chauffante de l'huile de sésame.
Bien évidemment, les choses sont en réalité un peu plus compliquées (par exemple, deux doṣa peuvent être déséquilibrés en même temps, ou bien un excès de vāta peut résulter de blocages dus à un déséquilibre de... kapha !) et d'autres facteurs entrent également en ligne de compte. Mais l'observation des doṣa par le biais de leurs guṇa reste le point central du diagnostic et des thérapies ayurvédiques.

samedi 3 mai 2014

Offre spéciale étudiant(e)s en mai

Afin de vous aider à réviser et à passer vos concours et examens dans les meilleures conditions possibles, je vous offre, pendant tout le mois de mai, 30 % de réduction sur le tarif solidaire pour les massages relaxants et énergisants (soit par exemple l'abhyaṅga d'1 h à 35 € au lieu de 50 €).

Offre réservée aux étudiant(e)s, sur présentation d'un justificatif, à mon cabinet du lundi au vendredi de 9 h à 16 h.
Soins concernés (seuls ou combinés) : abhyaṅga, abhyaṅga "express", viśeṣa, śiro'bhyaṅga, pādābhyaṅga.

Toutes les infos sur : www.pundarika-ayurveda.fr